Points de vigilance pour le facilitateur

Bien poser la problématique :

En fonction de son intention et de la récolte qu’il souhaite réaliser, le facilitateur va orienter le questionnement.

Par exemple, quelles différentes réponses pourraient générer les questions suivantes ?

  • Qu’est-ce que la confiance dans une équipe ?
  • Pourquoi la confiance dans une équipe ?
  • Qu’est ce qui permet de développer la confiance dans une équipe ?
  • Qu’est ce qui empêche la confiance dans une équipe ?
  • Qu’est ce qui fait perdre la confiance dans une équipe ?

Prendre en compte les représentations de chaque participant :

Lors d’un partage de représentation, le facilitateur s’attache à ce que tous les points de vue soient entendus.

  • Il rappelle l’intention de la séquence et précise qu’il ne s’agit pas d’un débat, « il s’agit d’un moment ou on liste les points de vue sans chercher à tomber d’accord »
  • Il donne des consignes spécifiques,
    • Vos interventions peuvent être des questions d’éclaircissement.
    • Merci de ne pas rebondir sur la parole de l’autre en commençant votre phrase par « je ne suis pas d’accord ».
    • Merci d’écouter sans interrompre
    • Et rappelle le cadre de confiance si nécessaire.
  • Il gère les processus et les interactions pour éviter les débats, les dévalorisations et permettre l’apprentissage de ce type de partage
    • Le facilitateur valide que la vision différente d’une personne permet au groupe d’enrichir sa vision, voire de changer de point de vue.
    • Il encourage et valorise tous les points de vue.
  • Il intervient lorsqu’il observe du  « pinaillage sémantique »
    • Partager son opinion au sein d’un groupe et avoir une oreille attentive peut engendrer des comportements « égotiques » (la reformulation proposée correspond-elle vraiment ce que je voulais dire), et engendre parfois des pertes de temps sur du « pinaillage sémantique ». Au facilitateur d’inviter les membres à se détacher de cette posture en posant par exemple la question « est-ce que tu peux vivre avec ? » ou « y-a-t-il un enjeu pour le projet en utilisant ce mot plutôt qu’un autre ? ».